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GéNéPi

En détail :
Débuté le : 01/09/2014
Fini le : 01/09/2017
Financement: 

ANR

Etablissements partenaires: 
  • ARMINES (CGI) ARMINES Centre de Génie Industriel de l'Ecole des Mines d'Albi,
  • CRICR Centre Régional d'Information et de Coordination Routières,
  • CEREMA (DTO) Direction Territoriale de l'Ouest,
  • DDT45 Direction Départementale des Territoires du Loiret,
  • DREAL Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement (Zone Ouest),
  • ERDF Électricité Réseau Distribution France,
  • InteropSys,
  • MEDDE/SDSIE Ministère de l'Écologie, Service de Défense, de Sécurité et d'Intelligence Économique,
  • UT1C/IRIT Université de Toulouse 1 Capitole - Institut de Recherche en Informatique de Toulouse,
  • UT1C/IDETCOM Université de Toulouse 1 Capitole - Institut du Droit de l'Espace, des Territoires et de la Communication
Axes : 
  • Axe 1 : IO
Intervenants : 
  • Leader du projet : ARMINES (CGI) Frédérick Bénaben
  • Responsable projet pour le centre : Frédérick Bénaben
  • Participants du centre : Frédérick Bénaben, Guillaume Macé Ramète, Audrey Fertier, Aurélie Montarnal

GéNéPi — Granularité des Niveaux de Pilotage en Gestion de Crise

Les différents retours d’expérience sur le domaine de la gestion de crise permettent de dresser deux constats majeurs :

  • Constat 1 : La faiblesse principale de la gestion de crise ne relève pas de la compétence des acteurs mais plutôt de leur coordination agile. De ce premier constat émerge la nécessité de (i) définir la coordination, (ii) exécuter la coordination définie et (iii) maintenir la coordination en cours d’exécution.
  • Constat 2 : La numérisation de l’espace est une réalité incontournable et il faudra à très courts termes être capable de gérer et d’exploiter les volumes et flux d’informations générés par les situations de crise. De ce second constat émerge la nécessité d’assurer la continuité entre les niveaux d’abstraction de la communication : (i) recueillir les données, (ii) interpréter les informations recueillies et (iii) exploiter la connaissance interprétée.

Ces deux constats peuvent alors être agrégés pour révéler une problématique reliant la question de la coordination à celle de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication :

  • Définir la coordination nécessite une montée en abstraction (recueil de données sur la situation, formalisation de ces informations et exploitation de cette connaissance pour proposer un schéma de coordination).
  • Exécuter la coordination définie nécessite une descente en abstraction (validation de la connaissance sur la coordination, définition des informations de coordination et transmission des données afin d’orchestrer la coordination).
  • Maintenir la coordination nécessite la montée en abstraction (recueil de données sur l’évolution de la situation, interprétation des informations recueillies, exploitation de cette connaissance pour adapter la coordination).

Sur un plan scientifique et technologique, le projet GéNéPi s’intéresse à la définition, à la conception et au déploiement d’un Système d’Information de Médiation (SIM) dédié à la coordination horizontale (entre acteurs « opérationnels ») et au pilotage vertical (entre niveaux « décisionnels »). Dans ce contexte, le projet GéNéPi s’articule autour de trois niveaux :

  • Niveau métier : Recueil des connaissances (informations sur la crise courante, capacités des acteurs, informations sur les bassins de risques, éléments doctrinaux) et exploitation de ces connaissances pour proposer des schémas de planification collectifs horizontaux et de décisions hiérarchisées verticaux (sous la forme de processus collaboratifs destinés à répondre à la situation de crise).
  • Niveau technique : Orchestration et pilotage de la partition collective (horizontale et verticale) définie au niveau métier. L’enjeu horizontal est principalement de (i) s’interfacer avec les outils informatiques disponibles chez les différents acteurs de la gestion de crise et (ii) de fournir des interfaces permettant aux acteurs de connaître leurs missions à tout instant. L’enjeu vertical principal concerne la granularité de la décision (agrégation et filtrage d’informations dans le sens montant / désagrégation et répartition d’informations dans le sens descendant).
  • Niveau de prise en charge de l’agilité : Supervision de la situation de crise (afin de maintenir une « image » de la situation réelle) et des processus (afin de maintenir une « image » de la situation attendue). La comparaison de ces deux images et l’analyse de leurs différences permettent de proposer des mécanismes d’adaptation. L’agilité permet la prise en charge de la cinétique de la crise et l’adaptation de la réponse à cette composante.

Le projet rassemble dix partenaires (dont cinq regroupés au sein d’un comité de pilotage) et vise à développer, au long de sept sous-projets répartis sur trois ans, une approche méthodologique et des outils expérimentaux, validés (en deux itérations) sur un scénario de crue de la Loire (en se focalisant sur la résilience des réseaux).